CONFÉRENCE « CYBERSURVEILLANCE QUELS ENJEUX POUR DEMAIN? » 29 JANVIER 2024 À L’UNIVERSITÉ PARIS 8 VINCENNES – SAINT DENIS.

Vous trouverez le déroulé de la conférence en dessous de la vidéo.

Introduction : Contexte de la table ronde, présentation des Ceméa et des intervenant·es

Alice CHISIN (permanente des Ceméa France sur l’axe « Lutte contre les Discriminations ») animatrice de la conférence, en présence de Katia ROUX (Chargée de plaidoyer Amnesty International France), Corentin (Membre Technopolice Bruxelles), Julien ROSSI (Chercheur au CEMTI et les « surveillance studies »).

Définition(s) de la cybersurveillance en un mot selon les expert·es (3min20 – 08min45)

Partie 1 – Une brève histoire de la (cyber)surveillance en France : (8min45)

x A quel moment la (cyber)surveillance apparait-elle en France ? (09min50)

x Quels outils permettent la cybersurveillance ? (15min)

Partie 2 – Traduction à échelle internationale (21min45)

A. Cas concrets de la cybersurveillance en France et à l’international – la cybersurveillance un impact planétaire

x Surveillance ciblée : En appui des enquêtes menées par Amnesty Internationale France, explications sur les risques liés à la généralisation d’une surveillance de masse notamment avec Peagasus et Predator (22min45)

x Définition de la Smart City (32min30) – 3 phases dans la construction des smart cities.

x Coût de la mise en place de la surveillance dans les villes (38min) – Selon la Quadrature du Net, une caméra de surveillance coûte entre 25 000 et 40 000 euros pour une municipalité. Exemple de Gare du Nord à Paris : en 2005 on comptait 247 caméras dans la gare, aujourd’hui plus de 500 (en amont des JO).

B. Les risques d’une généralisation de la cybersurveillance (39min)

Ces 10 dernières années nous avons connu à l’échelle mondiale de nombreux événements tragiques. Ces derniers ayant rendu possible / légitimer la mise en place de nombreuses lois dites « sécuritaire » par les gouvernements, renforçant l’accès à un plus grand nombre  d’informations des services de renseignements et de leur police. On constate ainsi un « effet cliquet« , c’est à dire que dès lors qu’une loi ou une expérimentation est adoptée, il n’y a dans la majorité des cas jamais de retour en arrière. Chacune des lois servant de base pour les suivantes. De même dans l’utilisation de certains outils de surveillance, une fois ces derniers mis en place ils ne sont pas remis en cause malgré les potentiels dangers sur nos droits et libertés fondamentale. 

x Normalisation du discours sécuritaire, justifiant le recours aux outils de surveillance. Il ne s’agit plus seulement de lutter contre le terrorisme. (44min)

C. Économie de marché de la surveillance (49min)

x Au regard des cas illustrés auparavant, pouvons-nous parler d’un « marché de la surveillance » et si oui dans quelles mesures ? (predator files)

Quel est le rôle des plateformes numériques dans ce marché de la surveillance et la revente des données personnelles de leurs utilsaiteur.rice.s ?

D. Y- a t-il une légitimé de la surveillance ? surveillance d’État et sécurité nationale (56min15)

x Pouvons-nous parler aujourd’hui de surveillance légitime et illégitime ? Plusieurs cas de la vie quotidienne (rapport des parents à leurs enfants,..)

x Rapport juridique aux enjeux de la surveillance d’Etat (59min)

Partie III. Vidéo-surveillance algorithmique et discriminations (01h06min et 40secondes)

x En quoi l’utilisation des VSA peut-engendrer de la discrimination ? (reconnaissance faciale renforçant le contrôle au faciès – exemple de New York)

x Le rôle des plateformes numériques aujourd’hui dans l’amplification des discriminations à l’encontre de certaines communautés déjà marginalisées ( exemple des rohingyas/ ouïghours/ palestinien·nes / Iran)

Partie IV – Pouvoir d’agir

  1. Quel cadre législatif pour aujourd’hui et demain ? (01h37min)

Quelles sont les lois mises en place aujourd’hui pour limiter l’utilisation abusive de la cybersurveillance ? Sont-elles suffisantes ? IA ACT (proposition de la Commission Européenne pour réguler l’utilisation de l’IA et les effets sur les droits humains).

B. Les outils alternatifs pour reprendre du pouvoir d’agir? (01h53min)

De plus en plus de structures numériques voient le jour permettant de contrer et proposer des outils plus responsable et éthique. On parle ainsi de techno-resistance : utilisation des logiciels libres.

x Connaissances dans le cadre de l’éducation populaire (ex : Ceméa) et utilisation de logiciels libres (librement le faire tourner, savoir comment il fonctionne, le répliquer…) pour ne pas être dépendant·e des logiciels propriétaires.

x Importance de l’éducation : En quoi les éducateur.rice.s ont un rôle à jouer dans la sensibilisation des publics et notamment des plus jeunes sur les questions de cybersurveillance et de la protection des données personnelles ? (02h02min)

C. Les actions que l’on peut mener (02h13min)